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Conférence d’André Furlan à l’Université Jean Jaurès à Toulouse.

21 mars 2019

Association William Blake France Tiffon – 47600 – NERAC

Tél. 06 76 33 10 51 / 05 53 97 35 14 andrefurlan@williamblake.fr

 

Compte rendu de la conférence Donnée à Toulouse à l’Université Jean Jaurès,

Laboratoire des Cultures anglo-saxonnes, le CAS Département d’études du monde anglophone

sur « The Beggar’s Opera » de William Blake 21 mars 2019

Préambule :

  • Conférence menée en présence et à la demande de Nathalie Vincent-Arnaud, responsable du laboratoire des Cultures anglo-saxonnes (le CAS), d’enseignants et d’étudiants de l’université
  • Principe de 40 mn d’exposé et de 20 minutes de débat

Sont présents :

  • Des professeurs de l’Université Toulouse Jean Jaurès, notamment :
  • Madame Nathalie Vincent-Arnaud, responsable du Laboratoire des cultures anglo saxonnes, CAS au sein du Département d’Etudes du Monde Anglophone. Elle a invité André Furlan à donner une conférence sur William Blake, The Beggar’s Opera
  • Marc Arnaud, professeur d’Université
  • Franck Ferraty, professeur en musicologie
  • Frédéric Sounac, professeur de littérature à l’Université Toulouse-II Le Mirail et également musicien
  • D’autres professeurs, maîtres de conférences, professeurs A.T.E.R (attachés temporaires d’enseignement et de recherche)
  • Des étudiants venus assister à la conférence
  • André Furlan, conférencier, chercheur historien de l’Art indépendant venu présenter l’œuvre de William Blake, The Beggar’s Opera
  • Martine Rousset, pour l’assister

Présentation de l’œuvre de William Blake dans son contexte :

  • Rapide biographie de William Blake, 1757-1827, ses racines, ses influences, ses recherches mystiques. Présentation d’un artiste complet qui touche aussi bien à la peinture et à la gravure qu’à la poésie ou à la musique, …
  • Présentation de l’œuvre de John Gay écrite en 1728 « The Beggar’s Opera », sa spécificité historique, philosophique, poétique et musicale dans la culture anglo-saxonne, ses objectifs, la place qu’elle tient encore de nos jours au Royaume-Uni et dans le monde
  • La place spécifique de cet opéra, au XVIIIème siècle, en Angleterre, l’opéra étant plutôt l’apanage de l’Italie et le très grand succès que rencontre immédiatement The Beggar’s Opera.
  • Les peintures de William Hogarth ( 1697 – 1764), contemporain de l’œuvre de John Gay qui réalise six tableaux peints à l’huile sur toile, lesquels représentent six scènes du Beggar’s Opera
  • La reprise par William Blake, en gravure, du dernier tableau peint par Hogarth, vers 1788, celui où tous les acteurs sont sur la scène avec les dignitaires britanniques qui occupent les espaces latéraux. C’est la scène la plus emblématique. Elle est issue de l’Acte III de l’Opéra.
  • Le sens de ce tableau et les lectures qu’on peut en faire :
  • Une leçon philosophique portée par le thème du Beggar’s Opera et par la gravure.
  • IIlustration des travers et de la corruption de la société anglaise à tous les niveaux. Un condamné qui sera gracié par équité car tous les autres personnages sur scène sont coupables et condamnables
  • Un opéra resté célèbre y compris dans le monde entier, présenté en France sous le nom de l’opéra des gueux ou l’opéra de quatre sous

Exposé des travaux de recherche :

  • Analyse de la gravure :
  • Très haute précision d’un travail fait à la loupe, au burin, sur une plaque de cuivre, qui fait apparaître plusieurs plans quand on l’examine de près. Ce qui en atteste, c’est que William Blake a travaillé sans doute dès avant 1788 et jusqu’à 1795 sur cette œuvre .
  • Difficulté inhérente à la gravure où tout le travail de création doit se faire en miroir en inversant le sens droite-gauche pour qu’au tirage le résultat soit lisible et juste
  • Plusieurs tirages sont possibles avec la même plaque de cuivre, plusieurs ont donc été réalisés, l’œuvre présentée par André Furlan étant la dernière. Il y a eu toutefois des épreuves d’étape intermédiaires.

Spécificité des travaux de recherche d’André Furlan :

  • Œuvre très différente de celle de Hogarth dans la précision, ce qui est permis par la gravure, notamment celle-ci
  • Découverte dans le tableau d’un tiroir secret à l’intérieur d’un encadrement de bois sculpté doré à l’or fin, qui se révèle être une boîte
  • A l’intérieur de ce tiroir secret muni d’une clé, découverte d’un manuscrit écrit à l’encre de la main de William Blake, qui révèle le nom des protagonistes de la scène gravée et le plan de l’audience. C’est un apport majeur pour l’histoire des arts et de l’histoire anglaise qui confirme bien la dualité entre le verbe et l’image dans l’œuvre générale de Blake.
  • André Furlan a consacré une bonne partie de sa carrière au travail d’approfondissement et d’analyse de cette œuvre, ce qui l’a conduit à émettre des hypothèses et à les démontrer
  • André Furlan a été suivi tout au long de ses études et de ses recherches par de grands chercheurs et des professeurs du monde entier.
  • Se croisent des aspects et des perspectives très complexes que William Blake a consciemment mis en place. Il en découle :
  • des interprétations et des constructions mathématiques,
  • des références musicales, poétiques
  • l’utilisation de codes et de symboles ésotériques,
  • des éléments d’architecture que soulignent des lignes de fuite en particulier au niveau des regards, un plan palladien
  • l’utilisation du nombre d’or qui appartient à la géométrie sacrée. Elle s’inscrit dans la lignée d’œuvres réalisées depuis l’Antiquité des pyramides d’Egypte, … au temple de Salomon…. des œuvres de Léonard de Vinci ou de Michel Ange, …
  • Une perspective avec deux points de fuite, ce qui signifie que Blake maîtrisait la 3D. Les travaux qu’André Furlan a fait réaliser par Jacques Côté en attestent.

Déroulé de la conférence :

  • Conférence très vivante, André Furlan est totalement habité par ses travaux de recherche. Il illustre largement sa conférence par l’exposition de ses travaux. L’œuvre de William Blake est exposée en évidence sur un chevalet. Il dispose sur des tables une documentation très fournie, bibliographie et résultats de ses travaux de recherche. Il diffuse sur un grand écran télé ses résultats sur la 3D et le travail en perspective de Blake
  • Il invite les personnes présentes :
  • à mettre les lunettes 3D pour visionner les profondeurs de champ de l’œuvre et les perspectives
  • à se rapprocher des documents bibliographiques, des livres, des différents tirages, agrandissements réalisés. Bien que non exhaustives, les pièces présentées sont déjà nombreuses.
  • à venir observer de près l’œuvre de William Blake, œuvre finale, présentée avec son tiroir secret : c’est bien l’œuvre originale !
  • Le temps de 40 mn est extrêmement court pour boucler la conférence et les questions déborderont de l’heure impartie
  • On aurait aimé aller plus loin. Madame Vincent Arnaud propose de se revoir et de prévoir au moins deux heures pour une nouvelle présentation
  • De nombreuses questions surgissent, notamment des professeurs, auxquelles André Furlan ne peut, faute de temps, apporter toutes les réponses
  • Des remerciements chaleureux et enthousiastes de l’ensemble des personnes présentes sont exprimés.

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Détails

Date :
21 mars 2019
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