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Dague de Vènerie LOUIS XV exposée exceptionnellement.

19 septembre 2020 -20 septembre 2020

Exceptionnellement pour les journées du Patrimoine du 19 et 20 Septembre 2020  L’Association William Blake France présente à l’ancienne Sous-Préfecture de Nérac en Albret :
RARE Dague de Vènerie LOUIS XV
Longueur 72cm – Lame : 57.5 cm
Poignée en ébène avec poinçon sur le manche intérieur.
Lame avec une travail de maître remarquablement ciselée et signée :
« Villette Marchand Fourbisseur a la Justice Royale Sur le pont St. Michel à Paris »
– VILLETTE Actif de 1740 -1770 –
Info :
FOURBISSEUR
S. m. celui qui fourbit ; il ne se dit plus que de l’artisan qui fourbit et éclaircit les épées, qui les monte et qui les vend. FOURBIR.
Les outils et instruments dont se servent les maîtres fourbisseurs, sont divers marteaux, toutes sortes de limes, des tenailles de fer, des cisailles, des rapes, des bigornes, des étaux, soit à main soit à établi ; un tas, des grateaux, des brunissoirs, des forets avec la palette et leur archet, quantité de différents mandrins, comme ceux qu’ils nomment mandrin de plaque, mandrin de garde, mandrin de corps, mandrin de branche, et mandrin debout ; une pointe, des pinces rondes, carrées et pointues ; une chasse-poignée, une boule au chasse-pommeau ; des filières à tirer l’or, l’argent, le cuivre : grand nombre de ciselets, entr’autres, des gouges, des feuilles, des rosettes, des perloirs, des frisoirs, des masques, des matoirs, des pointes, des grattoirs, des couteaux à refendre, des filières, et quelques-autres qui servent à damasquiner et ciseler en relief les gardes, plaques, et pommeaux d’épée ; enfin divers burins et instruments de bois sans nom, pour soutenir le corps de la garde en montant. Voyez une grande partie de ces outils, Pl. du Fourbisseur.
Les maîtres de cette communauté sont qualifiés, maîtres jurés Fourbisseurs et Garnisseurs d’épées et autres bâtons au fait d’armes, de la ville de Paris.
Ils ont droit de fourbir, monter, garnir, et vendre des épées, des lances, des dagues, des hallebardes, des épieux, des masses, des pertuisanes, des haches, et les armes qu’on a inventées de nouveau. et dont on se sert en place des anciennes.
Quatre jurés, dont deux sont élus tous les ans, veillent à l’observation des règlements, et doivent faire les visites deux fois le mois ; ils donnent le chef-d’œuvre aux aspirants à la maitrise, et appellent quatre bacheliers de ceux qui sont les derniers sortis de jurande, pour juger si le chef-d’œuvre est recevable.
Pour être reçu au chef-d’œuvre, il faut avoir fait apprentissage de cinq ans chez les maîtres de Paris. Les apprentis des autres villes y peuvent néanmoins être reçus, en justifiant de trois années de leur apprentissage, et en le continuant encore trois autres à Paris.
Les fils de maîtres, même des maîtres de lettres, ne sont point tenus au chef-d’œuvre.
Les veuves jouissent de tous les privilèges de leurs maris, à la réserve du droit de faire des apprentis : elles peuvent cependant achever celui qui est commencé.
Aucune marchandise foraine ne peut être achetée par les maîtres, qu’elle n’ait été visitée des Jurés ; et même après la visite, elle est sujette au lottissage.
Les maîtres Fourbisseurs peuvent seuls dorer, argenter, ciseler les montures et garnitures d’épées et autres armes ; comme aussi y faire mettre des fourreaux.
Le bois qui sert à la monture des fourreaux se tire de Villers-Coterets ; on n’y emploie guère que du hêtre qu’on achète en feuilles de quatre pouces de large, et de deux ou trois lignes d’épaisseur ; et qu’après avoir dressé avec des rapes, on coupe le long d’une règle avec un couteau, pour les réduire et partager en une largeur convenable à la lame qui doit y être enfermée : ces feuilles de hêtre se vendent ordinairement au cent.
On n’emploie point d’autre moule pour faire ces fourreaux, que la lame même de l’épée, sur laquelle on place d’abord le bois, qu’on couvre ensuite de toile, et enfin d’un cuir bien passé qu’on coud pardessus, après avoir collé le tout ensemble. On met un bout de métal à la pointe et un crochet au haut.
Il y a des maîtres Fourbisseurs qui ne s’appliquent qu’à la fabrique des fourreaux ; d’autres qui ne font que des montures ; et d’autres qui montent les épées, c’est-à-dire qui y mettent la garde et la poignée.
Les Fourbisseurs de Paris ne forgent point les lames qu’ils montent ; ils les tirent d’Allemagne, de Franche-Comté, de S. Etienne en Forez ; ces dernières ne servent que pour les troupes ; celles d’Allemagne sont les plus fines et les plus estimées, celles de Franche-Comté tiennent le milieu : elles se vendent toutes au cent, à la grosse, à la douzaine, et à la pièce –
INFO Pont St Michel Paris
Le Pont Saint-Michel de Paris
Histoire de Paris / 18e siècle
Le Pont Saint-Michel de Paris, vers 1750 ; d’après Martinet ( 1731-1800)
(Construit en pierres en 1378, son emplacement fut fixé en aval du Petit-Pont, dans l’axe de la rue Saint-Denis, du Grand-Pont sur la rive droite et de la rue de la Harpe sur la rive gauche, ceci permettant une traversée directe de l’île de la Cité. Chose habituelle au Moyen Âge, le pont fut rapidement loti de maisons qui furent emportées, ainsi que le pont, par un crue de la Seine en 1407. Reconstruit en bois en 1408 et de nouveau détruit plusieurs fois par des crues successives, il fut rebâti en pierres en 1616 et loti de 32 maisons qui disparurent au début du 19e siècle à la suite d’un décret impérial de 1807).

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Détails

Début :
19 septembre 2020
Fin :
20 septembre 2020