Malade du Coronavirus, André Furlan raconte

André Furlan, Néracais de 61 ans, est malade du Coronavirus. Il raconte les démarches qu’il a accomplies tout en donnant ses conseils de prudence.

André Furlan, mamalde du Coronavirus, raconte.
André Furlan, mamalde du Coronavirus, raconte. (©Photo DR)

André Furlan, 61 ans, de Nérac, a été diagnostiqué positif au Coronavirus et prix en charge aussitôt par son médecin traitant. C’était vendredi 27 mars 2020.

Les symptômes du Coronavirus

Il est 7h, André Furlan se lève, il ne se sent pas bien du tout. Il tousse, sa poitrine est douloureuse, il est fiévreux et souffre de courbatures. Le sexagénaire appelle son médecin traitant et lui décrit ses  symptômes. Le docteur Granier lui somme de venir à son cabinet, sans perdre un instant. Le médecin procède à de nombreux examens et le verdict tombe: André Furlan est positif au Coronavirus.

Ce chercheur et historien de l’art, président de «l’Association William Blake France», encaisse le choc. Résultat : un confinement plus sévère de 15 jours et une télésurveillance soutenue (3 fois par jour), avec le médecin et un service médical. Son traitement est simple, prise de Dafalgan 1000 mg trois fois par jour, un sirop pour la toux et prise de la température, trois fois par jour également.

Ce qui me perturbe, c’est cette fatigue intense, usante, éreintante même »

André Furlan prend la chose avec philosophie: «Je garde le moral. Ce qui me perturbe, c’est cette fatigue intense, usante, éreintante même. Je n’en avais jamais connu d’aussi difficile. Je peux comprendre que cette maladie devienne mortelle. Elle pompe toute la batterie et votre corps se retrouve sans énergie »

André Furlan est alité les trois-quarts du temps et ne regarde que très peu la télé car l’écran le fatigue. Il s’adonne à ses passions pour s’occuper.

Du soutien et du moral

Une peur plus que d’autre l’histoire, la réaction de sa mère de 85 ans. «Lorsque je lui ai annoncé que j’étais positif au Covid-19, elle a paniqué de peur de l’avoir attrapée. Ça a été dur pour moi. Elle a foncé chez son médecin pour se faire diagnostiquer, au final, négative. Ça a été les 2h les plus douloureuses et difficiles. J’ai appelé des amis, ils ont su me remonter le moral. C’est important d’être optimiste. Cette expérience, j’en suis sûr, me consolidera. Je reçois des tonnes de messages de soutien. Le moral est vraiment bon. Je ne me laisserai pas abattre».

Son appel à la prudence

André Furlan donne ses conseils: « Il faut être prudent, cordial, respecter les distances de sécurité, éviter d’être trop proches les uns des autres, éviter de s’embrasser aussi. Ça va tellement vite. On ne s’en rend pas compte. S’informer aussi est quelque chose de très utile et ne pas avoir peur de reconnaître qu’on n’a pas compris. Mais avant tout, il faut rester confiné ». Le maître mot, jusqu’au 15 avril, au moins…

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